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Heures de fonctionnement des engins : comment relever et suivre le compteur horaire

En bref

Le compteur horaire d’un engin mesure ses heures de fonctionnement. On le relève à rythme régulier, par exemple chaque semaine, en notant la date, le numéro de l’engin et la valeur lue. On compare ensuite cette valeur aux intervalles d’entretien de la notice du constructeur. Ces relevés permettent de planifier l’entretien selon l’usage réel de la machine, et non selon le calendrier.

Une pelle qui tourne tous les jours et une pelle qui sort une fois par mois n’ont pas les mêmes besoins d’entretien. Le compteur horaire fait la différence. Voici comment le relever, le suivre et éviter les erreurs.

À quoi sert le compteur horaire

Beaucoup de notices de constructeur expriment les intervalles d’entretien en heures de fonctionnement : vidange, filtres, graissage, contrôles divers. Pour une machine de chantier, le nombre d’heures dit mieux l’usure que la date ou le kilométrage.

Les intervalles dépendent du modèle : suivez toujours la notice du constructeur et ne reprenez pas des valeurs trouvées ailleurs. Le Code du travail demande d’ailleurs que l’employeur informe les personnes qui utilisent ou entretiennent un équipement de ses conditions de maintenance et des instructions du fabricant (article R4323-1).

Au-delà de l’entretien, un relevé régulier sert à dater une panne, à comparer l’usage d’un engin à l’autre, à repérer une machine peu utilisée et à garder un historique propre en cas de revente.

Comment relever le compteur horaire

Le geste est simple, mais il doit toujours être fait de la même manière :

  1. Choisissez un moment fixe : fin de semaine, retour de chantier ou fin de poste.
  2. Lisez la valeur affichée sur l’engin, sans l’arrondir.
  3. Notez la date, le numéro de parc de l’engin et la valeur lue.
  4. Si possible, prenez une photo du compteur : elle servira de preuve en cas de doute.
  5. Saisissez tout de suite la valeur dans le fichier ou dans l’application, pas en fin de mois.
  6. Comparez avec le relevé précédent : l’écart doit être cohérent avec l’usage de la machine.

À quelle fréquence relever

Aucun texte n’impose de fréquence pour ce relevé. Voici des repères pratiques, à adapter à votre parc :

SituationRepère de fréquence
Engin utilisé tous les joursUne fois par semaine
Engin utilisé de temps en tempsÀ chaque sortie ou retour de chantier
Engin loué ou prêtéAu départ et au retour
Engin proche d’une échéance d’entretienPlus souvent, pour ne pas dépasser l’échéance
Changement de chantier ou d’affectationÀ chaque changement

Les erreurs les plus courantes

La plupart des erreurs viennent de la saisie plus que de la lecture. Les repérer tôt évite des échéances fausses :

  • Une valeur mal lue ou inversée, par exemple 1 250 saisi 1 520
  • Un relevé oublié, puis rattrapé de mémoire
  • Un compteur remplacé ou remis à zéro sans que personne ne le note
  • Une confusion entre deux engins du même modèle : le numéro de parc doit être sur chaque machine
  • Une unité mal comprise : certains compteurs affichent des dixièmes d’heure, vérifiez sur votre engin
  • Un compteur en panne : notez la date de la panne et la dernière valeur lue, puis marquez les heures suivantes comme estimées

Du relevé à l’échéance d’entretien et de contrôle

Le calcul est le même quel que soit l’outil : la prochaine échéance est égale au compteur du dernier entretien plus l’intervalle de la notice. Le nombre d’heures restantes est l’écart avec le compteur actuel.

Exemple avec des valeurs fictives, à remplacer par celles de votre notice : dernier entretien à 1 000 h, intervalle de 500 h, compteur actuel de 1 420 h. La prochaine échéance est à 1 500 h, il reste 80 h. Si l’engin tourne environ 20 h par semaine, l’entretien sera à faire dans quatre semaines environ.

Pour passer de ces calculs à un planning, voir la maintenance préventive des engins et le plan de maintenance préventive.

Les heures peuvent aussi intervenir dans les vérifications périodiques. Pour les machines de l’arrêté du 5 mars 1993, l’INRS cite la note technique n° 9 du 2 août 1995 : lorsque certains équipements sont très peu utilisés et disposent d’un compteur permettant d’évaluer le nombre réel d’heures d’utilisation, des vérifications toutes les 300 heures sont considérées équivalentes aux vérifications trimestrielles, cette périodicité ne pouvant jamais être inférieure à une fois par an. Ce cas ne vaut pas pour tous les engins : demandez à votre organisme de contrôle. Les périodicités des appareils de levage sont fixées en mois : voir les périodicités de VGP.

Excel ou application : que choisir ?

Pour quelques machines suivies par une seule personne, un tableau Excel suffit : voir le suivi des engins de chantier, qui propose un tableau gratuit avec l’entretien calculé aux heures. Au-delà, le relevé gagne à être fait depuis le terrain, par exemple avec une application pour mécaniciens d’engins.

CritèreExcelApplication mobile
Saisie sur le terrainPeu pratique, à ressaisir au bureauDirectement sur la machine
Chantier sans réseauNon adaptéPossible si l’application garde les saisies et les envoie au retour du réseau
Alerte avant l’échéanceAucune sans programmationSelon l’outil ; dans Trackary, saisi sur la fiche engin (pas de lecture de boîtier)
Plusieurs personnesRisque de versions différentesUne seule base partagée
Historique par enginÀ construire soi-mêmeConservé machine par machine

Ce que fait Trackary, et ce qu’il ne fait pas

Trackary garde un compteur d’heures pour chaque engin, avec des échéances d’entretien configurables et des alertes avant la date. Les équipes saisissent les relevés depuis l’application mobile (tant que l’application reste ouverte, les saisies sont gardées et envoyées au retour du réseau), et l’historique est conservé machine par machine. Trackary coûte 14 € HT par engin actif et par mois (11 € au-delà de 50 engins), utilisateurs illimités, avec 30 jours d’essai gratuit, sans carte bancaire.

Dans Trackary, le relevé est saisi par vos équipes sur la fiche engin ou à la clôture d’une intervention ; Trackary ne lit pas de boîtier télématique. Trackary ne réalise pas les VGP, ne certifie rien et ne fait pas de facturation.

Trackary tient le compteur d’heures de chaque engin et prévient avant l’échéance ; essayez Trackary gratuitement pendant 30 jours, sans carte bancaire. Essai gratuit ↗

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un compteur horaire d’engin ?

C’est l’instrument qui indique le nombre d’heures de fonctionnement de la machine depuis sa mise en service. Beaucoup de notices de constructeur s’en servent pour fixer les intervalles d’entretien.

À quelle fréquence relever le compteur horaire ?

Aucun texte n’impose de fréquence. Un relevé hebdomadaire convient à un engin utilisé tous les jours ; pour un engin utilisé de temps en temps, relevez à chaque sortie ou retour de chantier.

Que faire si le compteur horaire est en panne ou remplacé ?

Notez la date de la panne ou du remplacement et la dernière valeur lue. Estimez ensuite les heures, en indiquant clairement qu’elles sont estimées, et prévenez la personne qui planifie l’entretien.

Comment suivre les heures de plusieurs engins ?

Avec une fiche par engin et un numéro de parc unique, dans un tableau Excel pour un petit parc, ou dans une application avec alertes quand plusieurs personnes saisissent les relevés.

Peut-on se passer du compteur horaire ?

Si la notice exprime les intervalles d’entretien en heures, il faut un relevé. Sinon, un suivi à la date ou par chantier peut suffire. Dans tous les cas, suivez la notice du constructeur.

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