GMAO · choisir
Comment choisir une GMAO ?
Pour choisir une GMAO, partez de votre parc et de vos utilisateurs, pas de la liste des fonctions. Vérifiez cinq points : l’outil suit-il vos engins comme vous les entretenez (heures, calendrier, VGP) ; le terrain peut-il l’utiliser sur mobile, même sans réseau ; la reprise de vos données est-elle prévue ; le coût total sur trois ans est-il clair ; et pouvez-vous récupérer vos données si vous partez.
« Quelle GMAO choisir ? » La réponse dépend moins des logiciels que de votre situation. Cette page vous donne une méthode en cinq étapes, les questions à poser aux éditeurs et une check-list gratuite à imprimer pour comparer les offres côte à côte.
Étape 1 : décrire votre besoin avant de regarder les logiciels
L’erreur la plus fréquente est de choisir sur démonstration, en se laissant séduire par des fonctions qu’on n’utilisera jamais. Prenez une heure pour écrire votre situation sur une page. C’est ce document que vous enverrez aux éditeurs.
Cette description vous servira aussi à vérifier, pendant les démonstrations, que l’éditeur montre votre cas et pas sa démonstration standard.
- Combien d’engins, de quels types (mini-pelles, nacelles, chariots, engins rail-route…), et combien en plus dans trois ans ?
- Comment ils s’entretiennent : aux heures moteur, au calendrier, ou les deux ?
- Quels contrôles réglementaires vous devez suivre (VGP, contrôles de sécurité, autres) ?
- Qui doit se servir de l’outil : chef de parc, mécaniciens, conducteurs, direction ?
- Où ils travaillent : atelier, dépôt, chantiers, zones sans réseau ?
- Ce que vous utilisez aujourd’hui : Excel, papier, un autre logiciel, et ce qui vous manque.
Étape 2 : la grille de critères
Voici les critères qui comptent vraiment pour un parc d’engins, avec la façon de les vérifier. Notez chaque GMAO de 0 à 2 sur chaque ligne : vous aurez une comparaison objective.
| Critère | Comment le vérifier |
|---|---|
| Adapté à vos engins | Demandez à voir la fiche d’un de vos engins, avec son compteur d’heures et ses échéances |
| Contrôles réglementaires | Faites créer une VGP avec sa date et vérifiez qui est alerté, et quand |
| Application terrain | Faites signaler une panne avec photo depuis un téléphone, pendant la démo |
| Fonctionnement hors ligne | Demandez précisément ce qui marche sans réseau : consultation, saisie, photos |
| Simplicité | Un mécanicien doit comprendre l’écran principal sans formation longue |
| Reprise des données | Envoyez un extrait de votre Excel et demandez comment il sera importé |
| Historique et preuves | Vérifiez qu’on retrouve une intervention passée et qu’on peut l’exporter |
| Coût total | Demandez un chiffrage sur trois ans, frais de départ compris |
| Sortie | Demandez comment récupérer toutes vos données, et dans quel format |
Étape 3 : les questions à poser à l’éditeur
Posez ces questions par écrit et gardez les réponses. Une réponse floue sur un point important est déjà une réponse.
- Pouvez-vous faire la démonstration avec deux ou trois de nos engins réels ?
- Qu’est-ce qui fonctionne exactement sans réseau sur l’application mobile ?
- Comment reprenez-vous notre liste d’engins et nos dates de contrôle ? Est-ce inclus dans le prix ?
- Combien coûte l’outil sur trois ans pour notre parc, tout compris ? Qu’est-ce qui est en option ?
- Le prix augmente-t-il avec le nombre d’engins, d’utilisateurs, ou les deux ?
- Quelle formation est prévue pour les mécaniciens et conducteurs ?
- Comment contacte-t-on le support, et dans quel délai répond-il ?
- Qu’est-ce que votre logiciel ne fait pas ?
- Comment récupère-t-on nos données si nous arrêtons ?
- Y a-t-il une durée d’engagement minimale ?
Étape 4 : tester sur le terrain avant de signer
Une GMAO réussit ou échoue sur le terrain. Si l’éditeur le permet, faites essayer l’outil par un mécanicien et un conducteur, pas seulement par le bureau. Donnez-leur une tâche concrète : signaler un défaut, consulter la fiche d’un engin, clôturer une intervention.
Observez s’ils s’en sortent seuls. Si l’outil leur paraît compliqué, ils reviendront au papier et aux SMS, et la GMAO restera vide.
Étape 5 : les pièges à éviter
- Choisir l’outil le plus complet « au cas où » : chaque fonction inutile complique l’écran de ceux qui s’en servent.
- Oublier le terrain : un outil pensé pour le bureau ne sera pas rempli par les mécaniciens.
- Comparer des prix mensuels sans les frais de départ.
- Lancer l’outil sans reprendre les données existantes : l’équipe verra un logiciel vide et n’y croira pas.
- Croire que le logiciel fera les contrôles : une GMAO rappelle les échéances, elle ne réalise pas les VGP et ne transfère pas la responsabilité de l’employeur.
Ce que Trackary fait, et ce qu’il ne fait pas
Trackary est une GMAO pour parcs d’engins de chantier, nacelles, chariots et engins rail-route. Il suit la fiche de chaque engin avec son compteur, les échéances de contrôle (VGP, équipements de sécurité, et pour le rail-route le test d’équipotentialité et l’agrément RFN), les anomalies signalées du terrain avec photos et gravité, le planning des interventions avec affectation des techniciens, et le carnet d’entretien exportable en PDF. L’application mobile garde les données déjà chargées consultables sans réseau et synchronise les saisies au retour de la connexion.
Trackary ne fait pas de facturation, pas de gestion de stock de pièces, pas de GPS et pas de QR code. Il ne réalise pas les contrôles. Tarif sur devis selon le nombre d’engins, sans engagement de longue durée. Appliquez-lui la même grille qu’aux autres.
Mettez Trackary à l’épreuve de cette grille : démonstration de 30 minutes sur vos propres engins, en visio. Demander une démo →