VGP · chariot élévateur
Qu’est-ce que la VGP d’un chariot élévateur ?
La VGP d’un chariot élévateur est une vérification générale périodique obligatoire, faite tous les 6 mois par une personne qualifiée. Elle contrôle l’état de conservation du chariot et le bon fonctionnement de ses freins, de la descente des charges et de ses limiteurs. Un chariot télescopique y est aussi soumis, et il est vérifié dans chacune de ses configurations (fourches, nacelle, potence…).
« VGP chariot », « VGP cariste », « VGP transpalette »… Les questions se mélangent. Cette page répond simplement : quels chariots sont concernés, à quel rythme, ce qui est vérifié, et ce qu’il ne faut pas confondre avec la VGP, comme le CACES.
La VGP est-elle obligatoire, et tous les combien ?
Oui. Le Code du travail prévoit des vérifications générales périodiques pour certains équipements, fixés par arrêté (article R4323-23). Pour les appareils de levage, c’est l’arrêté du 1er mars 2004. Son annexe cite les « chariots automoteurs élévateurs à conducteur porté ou non » et les gerbeurs, ainsi que les équipements interchangeables installés sur les tabliers de chariots élévateurs, télescopiques ou non.
La VGP est à la charge de l’employeur qui utilise le chariot. Elle est réalisée par une personne qualifiée, qui peut appartenir ou non à l’entreprise, et dont la liste est tenue à la disposition de l’inspection du travail (article R4323-24).
La règle générale de l’arrêté du 1er mars 2004 est une VGP tous les 12 mois. Mais l’article 23 la ramène à 6 mois pour les appareils listés à l’article 20-II, parmi lesquels figurent les chariots élévateurs. La fiche « chariot élévateur » de l’INRS (brochure ED 6339) retient donc une VGP tous les 6 mois.
Pour ne pas la dépasser, notez la date de chaque vérification et calculez la suivante. Notre calculateur d’échéance VGP et notre tableau Excel gratuit le font pour vous.
Quels chariots sont concernés ?
| Matériel | VGP ? | Précision |
|---|---|---|
| Chariot élévateur frontal (thermique, électrique, gaz) | Oui, tous les 6 mois | Chariot automoteur élévateur cité par l’annexe de l’arrêté de 2004 |
| Chariot télescopique (manuscopique) | Oui, tous les 6 mois | Vérifié dans chaque configuration utilisée |
| Chariot à mât rétractable, gerbeur à conducteur porté | Oui | Les gerbeurs sont cités par l’annexe de l’arrêté de 2004 |
| Transpalette classique, électrique ou manuel | Non | Exclu : il ne lève la charge que pour la décoller du sol |
| Chariots sans levage significatif (catégories R489 1A, 2A, 2B) | Non, au titre de la réglementation | Selon l’INRS ; un entretien régulier reste dû (article L4321-1) |
Ce qui est vérifié pendant la VGP d’un chariot
Selon l’arrêté du 1er mars 2004 (articles 6, 9 et 22), la VGP comprend un examen de l’état de conservation et des essais de fonctionnement. Concrètement, le vérificateur regarde notamment :
- l’état général du chariot et des éléments qui peuvent se détériorer : mât ou flèche, tablier, fourches, chaînes de levage ;
- les freins ou dispositifs qui arrêtent puis maintiennent la charge ou le chariot ;
- les dispositifs qui contrôlent la descente des charges ;
- les dispositifs qui limitent les mouvements (limiteurs de course, de relevage…) ;
- le déclenchement des limiteurs de charge et de moment de renversement, quand le chariot en est équipé.
- Les accessoires de levage utilisés avec le chariot (élingues, crochets…) ont leur propre vérification périodique, tous les 12 mois.
Télescopique avec nacelle, potence ou godet : une VGP par configuration
Un chariot télescopique change souvent d’outil. L’INRS précise que lorsque le chariot possède des équipements interchangeables, la VGP doit être réalisée dans chacune des configurations possibles. Exemple donné par l’INRS : un télescopique avec fourches, panier nacelle, potence et godet est vérifié comme chariot élévateur, comme nacelle, comme appareil de levage à charge suspendue et comme engin de terrassement.
Pensez-y en préparant la visite : présentez tous les équipements que vous utilisez, sinon la vérification sera partielle.
VGP, CACES, entretien : ne pas confondre
La VGP porte sur la machine. Le CACES et l’autorisation de conduite portent sur le conducteur. Pour conduire un chariot automoteur à conducteur porté, il faut une autorisation de conduite délivrée par l’employeur (article R4323-56 ; l’INRS liste les équipements concernés). Le CACES R489 (chariots de manutention) est le moyen le plus courant d’évaluer le conducteur ; il est valable 5 ans. Les chariots tout-terrain, à mât ou télescopiques, relèvent de la recommandation R482, catégorie F (engins de chantier), dont le CACES vaut 10 ans.
L’entretien, enfin, suit la notice du constructeur et se note dans le carnet de maintenance, obligatoire pour les appareils de levage (article R4323-19 et arrêté du 2 mars 2004). Un chariot bien entretenu passe sa VGP plus sereinement, mais l’un ne remplace pas l’autre.
Ce que Trackary fait, et ce qu’il ne fait pas
Trackary suit la date de VGP de chaque chariot et affiche la prochaine échéance, avec les autres contrôles et le compteur d’heures. Le rapport peut être rangé sur la fiche du chariot, et les observations deviennent des anomalies à planifier. Trackary ne réalise pas la VGP, ne délivre ni CACES ni autorisation de conduite, et ne remplace pas l’organisme de contrôle.
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