VGP · le rapport
Comment lire un rapport de VGP ?
Un rapport de VGP identifie l’engin, le vérificateur, la date et le contenu du contrôle, puis donne les résultats. Lisez d’abord les observations : ce sont les défauts constatés, que l’employeur doit traiter, et certains peuvent imposer l’arrêt de l’engin. Un rapport sans observation signifie que l’engin est en bon état de conservation, pas qu’il est conforme à toutes les règles techniques.
Après une vérification générale périodique (VGP), vous recevez un rapport de plusieurs pages, parfois appelé « fiche VGP ». Beaucoup de chefs de parc le rangent sans le lire en entier. Voici comment le lire en cinq minutes et ce qu’il faut en faire ensuite.
Ce que doit contenir un rapport de VGP
Pour les appareils de levage (nacelles, chariots élévateurs, grues, engins équipés pour le levage), le rapport suit l’arrêté du 1er mars 2004. L’INRS indique les informations qu’on doit y trouver. Vérifiez qu’elles y sont toutes : un rapport incomplet est difficile à défendre en cas de contrôle ou d’accident.
| Rubrique | Ce que vous devez y lire |
|---|---|
| Vérificateur | Le nom de la personne ou de l’organisme qui a fait la vérification |
| Identification du rapport | Un numéro unique et la date d’émission |
| Mission | Le type de vérification (périodique, mise en service, remise en service) et son étendue |
| Date(s) d’inspection | Le jour où l’engin a été vérifié : c’est elle qui fait partir la prochaine échéance |
| Équipement | L’identification de l’engin : marque, modèle, numéro de série, numéro de parc |
| Caractéristiques et sécurités | Pour le levage : les principales caractéristiques et la description des dispositifs de sécurité |
| Conditions des essais | Comment les essais ont été faits (charge utilisée, configuration) |
| Résultats | Ce qui a été examiné et les observations éventuelles |
| Validation | Une signature ou une autre forme de validation |
Lire le rapport en 5 minutes
- Vérifiez que c’est le bon engin : comparez le numéro de série du rapport avec la plaque de l’engin.
- Regardez la date d’inspection et le type de vérification : c’est bien une VGP, et pas une vérification partielle ?
- Allez directement aux observations : combien y en a-t-il, et lesquelles concernent la sécurité (freins, limiteurs, structure, câbles, chaînes) ?
- Repérez si le vérificateur recommande de ne pas utiliser l’engin tant qu’un défaut n’est pas corrigé.
- Lisez les conditions d’essai : si la charge d’essai n’était pas représentative, ou si une configuration n’a pas été vérifiée, la vérification est partielle.
- Notez la date de la prochaine VGP dans votre suivi.
Comprendre les observations
Les observations sont les défauts ou anomalies relevés par le vérificateur. Certains rapports parlent aussi de « réserves ». L’INRS est clair : l’employeur doit agir en conséquence de toutes les observations, que le rapport soit provisoire ou définitif. Selon la nature de l’observation, l’engin peut rester en service ou doit être mis à l’arrêt.
Deux pièges fréquents. D’abord, un rapport « vierge » d’observation ne veut pas dire que l’engin est conforme à toutes les règles techniques : la VGP vérifie l’état de conservation, pas la conformité. Un engin en parfait état mais sans le dispositif de sécurité requis peut passer sans observation. Ensuite, si la vérification est partielle (une configuration oubliée, une charge d’essai trop faible), c’est à l’utilisateur de faire compléter la vérification.
Si des observations apparaissent sur un engin que vous venez d’acheter ou de louer, rapprochez-vous du vendeur ou du loueur avant de modifier quoi que ce soit.
Rapport provisoire, rapport définitif : les délais
Pour le levage, un rapport provisoire est remis à la fin de la vérification. Le rapport définitif doit vous être communiqué dans les quatre semaines suivant les examens et essais (arrêté du 1er mars 2004, article 3). N’attendez pas le rapport définitif pour traiter une observation grave signalée dans le rapport provisoire.
Le résultat de la vérification est reporté sans délai sur le registre de sécurité. Quand le vérificateur est extérieur à l’entreprise, son rapport est annexé au registre, ou à défaut le registre indique la date de la vérification, la date de remise du rapport et l’endroit où il est archivé (articles R4323-25 et R4323-26 du Code du travail).
Après la lecture : les bons réflexes
- Transformez chaque observation en intervention, avec un responsable et une date.
- Gardez la preuve de la correction : compte rendu d’intervention, pièce changée, photo, dans le carnet de maintenance de l’engin.
- Reportez le résultat sur le registre de sécurité et rangez le rapport avec les précédents.
- Conservez les rapports : le Code du travail prévoit de garder ceux des cinq dernières années et, en tout état de cause, ceux des deux derniers contrôles (article D4711-3).
- Le registre et les rapports peuvent être tenus sur papier ou en numérique (article R4323-27).
- Mettez à jour la date de la prochaine VGP dans votre tableau ou votre logiciel.
Ce que Trackary fait, et ce qu’il ne fait pas
Trackary enregistre la date de chaque VGP et affiche la prochaine échéance sur la fiche de l’engin. Le rapport de vérification peut être rangé dans les documents de l’engin, en PDF. Chaque observation peut devenir une anomalie à traiter, planifiée sur un créneau avec un technicien, puis clôturée avec un compte rendu qui rejoint le carnet d’entretien.
Trackary ne réalise pas les VGP, ne lit pas le rapport à votre place et ne remplace pas l’organisme de contrôle. La décision de maintenir ou d’arrêter un engin reste celle de l’employeur, sur la base du rapport.
Vos rapports de VGP dorment dans un classeur et leurs observations se perdent ? Trackary range le rapport sur la fiche de l’engin et transforme chaque observation en intervention suivie. Demander une démo →