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Logiciel VGP ou GMAO : est-ce la même chose, et faut-il deux outils ?

En bref

Non, ce sont deux familles. Un logiciel de suivi VGP gère les contrôles réglementaires : échéances, rapports, réserves et registre. Une GMAO gère la maintenance : interventions, entretiens préventifs, pièces et historique. Un outil suffit quand il couvre les deux et qu’une même équipe suit le parc. Deux outils se justifient quand l’organisme de contrôle travaille dans son propre logiciel ou quand la maintenance est déjà outillée.

Les deux outils parlent d’« équipements » et d’« échéances », d’où la confusion. Voici ce que fait chaque famille, et comment décider.

Logiciel VGP et GMAO : quelle différence ?

Une VGP (vérification générale périodique) vise à déceler « en temps utile toute détérioration susceptible de créer des dangers » (Code du travail, article R4323-23) ; voir notre guide VGP et levage. La maintenance, elle, vise à maintenir ou rétablir un équipement « dans un état lui permettant d’accomplir sa fonction », selon la définition de l’INRS.

Selon l’INRS (brochure ED 6339), les vérifications réglementaires « ne doivent pas être confondues avec les opérations de maintenance » et « ne peuvent se substituer à celles-ci ». D’où deux familles de logiciels :

  • Le logiciel VGP côté organisme de contrôle : le vérificateur y saisit ses constats pendant la visite, produit le rapport et le transmet à l’entreprise contrôlée.
  • Le logiciel de suivi VGP côté exploitant : l’entreprise y suit les échéances de chaque engin, range les rapports reçus et traite les réserves. Nos pages logiciel de suivi VGP et logiciel VGP gratuit détaillent cette distinction.
  • La GMAO (gestion de maintenance assistée par ordinateur) : elle organise les interventions, l’entretien préventif et l’historique de maintenance. Les bases sont sur GMAO : c’est quoi ?.

Ce que fait un logiciel de suivi VGP

Il part des obligations : engins soumis, périodicités, dernier passage, rapport et observations. Deux avantages réels de cette famille :

  • Le vocabulaire réglementaire est déjà là. Périodicités, rapports, réserves et registre sont prévus d’emblée, sans rien paramétrer. Voir aussi lire un rapport de VGP.
  • Le dossier est prêt à présenter. Le registre de sécurité et les rapports peuvent être tenus « sur tout support » (article R4323-27) : le logiciel les range par engin, prêts le jour d’une inspection. Voir registre de sécurité dématérialisé.

Ce que fait une GMAO

Elle part du travail des techniciens : demandes, ordres de travail, entretiens, pièces et historique. Deux avantages réels de cette famille :

  • L’entretien préventif est planifié à l’usage. La maintenance préventive se fait « à intervalles prédéterminés » ou selon un « nombre d’unités d’usage » (INRS) : pour un engin, ce sont les heures du compteur. La GMAO déclenche l’entretien prévu par la notice du constructeur.
  • L’historique de maintenance est complet. Chaque intervention ou pièce changée s’ajoute à la fiche de l’engin. Pour un appareil de levage, l’employeur doit tenir un carnet de maintenance (article R4323-19) ; la GMAO en fournit la matière. Voir comment choisir une GMAO.

Tableau comparatif des fonctions

Les colonnes « en général » décrivent une famille, pas un produit : chaque éditeur a son périmètre, à vérifier en démonstration.

FonctionLogiciel de suivi VGP (en général)GMAO (en général)Trackary
Échéances VGP et alertesOui, c’est le cœur de l’outilSelon l’éditeur : à paramétrer comme une tâche récurrenteÉchéances configurables et alertes ; VGP bloquante échue : l’engin apparaît hors service
PV et rapports rattachés à l’enginOui ; côté organisme, il produit le rapportDocuments joints à l’équipement, selon l’éditeurPV joints à la fiche ; Trackary IA lit un PV importé, rien n’est écrit avant validation
Réserves suivies jusqu’à leur levéeSouvent, selon l’éditeurPossible si chaque réserve devient un ordre de travailOui, levée tracée avec un motif (et une photo si besoin) ; voir lever les réserves
Registre de sécuritéSouvent proposé sous forme numériqueSelon l’éditeurRapports et historique par engin, export CSV ou Excel
Contrôles autres que le levageSelon l’éditeur : incendie, électricité, EPI…Toute tâche récurrente, à paramétrerOui, chaque type de contrôle a son échéance
Interventions et ordres de travailEn général non (sauf éditeurs mixtes, ex. Cloud VGP)Oui, c’est le cœur de l’outilPlanning des interventions ; au planning, un départ en location d’un engin à VGP dépassée est signalé
Entretien préventif aux heuresEn général non (sauf éditeurs mixtes, ex. Cloud VGP)Oui, en généralEntretiens programmés aux heures ou aux dates
PiècesEn général non (sauf éditeurs mixtes, ex. Cloud VGP)Stock et achats, selon l’éditeurPièces à commander et stock de pièces simple (entrées, sorties, seuil de réassort) ; pas de gestion d’achats
Rapport d’intervention signéRapport de contrôle signé par le vérificateurBon d’intervention, selon l’éditeurPDF signé sur le téléphone, avec photo
Saisies terrain sans réseauSelon l’éditeurSelon l’éditeurTant que l’appli reste ouverte : saisies gardées et envoyées au retour du réseau
Signalement terrain par QRSelon l’éditeurSelon l’éditeurQR sur l’engin : signalement avec photo, sans compte

Quand un seul outil suffit, quand il en faut deux

Il n’y a pas de réponse unique : tout dépend de qui fait les VGP, de qui fait l’entretien et de la taille du parc.

Les réserves tranchent souvent : une observation du rapport se règle par une réparation. Avec deux outils, quelqu’un recopie la réserve de l’un dans l’autre, puis sa levée en sens inverse ; cette double saisie fait oublier des réserves.

  • Un seul outil suffit si une même équipe suit le parc et l’entretien, que l’organisme vous remet un rapport PDF et que vos mécaniciens lèvent les réserves.
  • Un seul outil suffit, voire un tableur, si le parc est petit : notre tableau de suivi VGP Excel est gratuit pour démarrer.
  • Deux outils se justifient si vous êtes vous-même organisme de contrôle : un logiciel de vérificateur pour vos rapports, une GMAO pour votre matériel.
  • Deux outils se justifient si votre organisme dépose ses rapports dans son propre outil : rapatriez quand même le PDF sur la fiche de l’engin.
  • Deux outils se justifient si une GMAO couvre déjà l’usine ou l’atelier et qu’un service sécurité tient les VGP à part : décidez qui ressaisit quoi.
  • Pour une flotte louée, la page GMAO pour loueur de nacelles donne une grille de critères.

Exemples d’éditeurs de chaque famille

Logiciels VGP. Selon son site, Pro VGP est « conçu pour les professionnels qui réalisent des vérifications générales périodiques d’équipements de levage », avec rapports PDF, signatures numériques, planning et portail client ; sa FAQ indique un mode hors ligne. Selon son site, Octav est édité en France « pour les sociétés de vérification, les bureaux de contrôle et les équipes HSE », avec saisie terrain hors ligne, QR code et NFC.

Selon son site, Cloud VGP s’adresse aussi aux exploitants (BTP, location de matériel) et rappelle que la VGP « reste effectuée par une personne compétente ou un organisme de contrôle » ; sa page Fonctionnalités cite planning, rapports et registre de sécurité, et se présente comme « la solution GMAO qui relie maintenance et contrôles VGP ». La frontière entre les deux familles n’est donc pas étanche : d’autres éditeurs revendiquent aussi les deux, à vérifier en démonstration. Voir alternative à Cloud VGP.

GMAO. Selon son site, DimoMaint MX couvre équipements, interventions, préventif, planification et stock de pièces ; sa page mines, carrières et travaux publics cite la VGP parmi les enjeux du secteur. Voir aussi alternative à DimoMaint. Selon son site, Mobility Work évoque sur sa page construction l’historique des inspections VGP ; sa page Tarifs présente ses formules sur devis (page Tarifs).

Informations relevées le 16 octobre 2026 sur le site de chaque éditeur. Trackary n’est ni affilié ni partenaire d’aucun de ces éditeurs. Une information inexacte ? Écrivez à contact@thelevelcode.com.

Ce que Trackary couvre et ne couvre pas

Trackary, logiciel de gestion de parc matériel et GMAO, réunit dans le même outil :

  • le suivi des VGP et des autres contrôles : échéances, alertes, PV joints, réserves suivies jusqu’à leur levée ;
  • la maintenance : entretiens aux heures ou aux dates, historique et carnet d’entretien par engin, liste de pièces à commander ;
  • les interventions : planning, rapport signé sur le téléphone, signalements du terrain par QR code ;
  • l’appli terrain, dans le navigateur du téléphone : tant qu’elle reste ouverte, les saisies sont gardées et envoyées au retour du réseau.
  • Il ne réalise pas la VGP, qui reste le travail d’un organisme ou d’une personne qualifiée, et ne certifie pas les engins.
  • La location n’est pas le cœur de l’outil : pas de devis ni de facturation. Stock de pièces simple (entrées, sorties, seuil de réassort) ; pas de gestion d’achats.
  • Trackary coûte 14 € HT par engin actif et par mois (11 € au-delà de 50 engins), utilisateurs illimités, avec 30 jours d’essai gratuit, sans carte bancaire.

Pour suivre les VGP, l’entretien et les interventions de vos engins au même endroit, essayez Trackary sur votre propre parc. Essai gratuit ↗

Questions fréquentes

Une GMAO peut-elle gérer les VGP ?

Oui, si elle permet de créer une échéance récurrente par engin, de joindre le rapport et de suivre chaque réserve jusqu’à sa levée. Vérifiez-le en démonstration avec un vrai rapport de VGP : certaines GMAO traitent la VGP comme une simple tâche, sans réserves ni registre.

Le logiciel de l’organisme de contrôle suffit-il ?

Il produit le rapport et vous le transmet, parfois via un portail. Mais il sert d’abord le vérificateur : en général, il ne planifie pas vos réparations, et votre accès à l’historique dépend de lui si vous changez d’organisme. Rangez chaque rapport sur la fiche de l’engin, dans votre propre outil.

Peut-on garder Excel pour les VGP et une GMAO pour l’entretien ?

Oui, pour un petit parc. Le risque est la double saisie : un engin vendu ou loué doit être mis à jour à deux endroits, et une réserve notée dans Excel ne devient pas une intervention. Notre tableau de suivi VGP Excel est gratuit pour commencer.

Un logiciel VGP remplace-t-il le registre de sécurité ?

Il peut servir à le tenir : le Code du travail autorise un registre et des rapports sur tout support (article R4323-27), à condition de pouvoir les présenter. Le logiciel ne transfère pas la responsabilité de l’employeur, qui reste tenu de porter les résultats au registre.

Faut-il un logiciel VGP si un loueur fait les VGP ?

Le loueur fait en général les VGP de son matériel, mais l’utilisateur doit vérifier qu’elles sont à jour à chaque mise à disposition. Un suivi par engin, avec le dernier rapport joint, suffit souvent ; voir notre guide VGP et levage.

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