VGP · budget
Combien coûte une VGP ? Nacelle, mini pelle, chariot : ce qui fait le prix
Il n’existe pas de tarif officiel de la VGP : chaque organisme ou vérificateur fixe son prix. Le devis dépend surtout du type et du nombre d’engins, du déplacement, du temps de contrôle, des essais à charge et du traitement des réserves. Regrouper les engins et bien les préparer est le moyen le plus sûr de payer moins.
Vous cherchez un « prix VGP nacelle » ou un « prix VGP mini pelle » ? Plutôt qu’un chiffre qui ne correspondrait pas à votre situation, voici ce qui compose le devis, comment comparer deux offres et où se trouvent les vraies économies.
Pourquoi il n’y a pas de prix unique
La réglementation fixe le contenu et la fréquence de la VGP (vérification générale périodique), mais pas son prix. Le Code du travail (article R4323-24) demande seulement que la vérification soit faite par une personne qualifiée, interne ou externe. Chaque prestataire établit donc ses tarifs librement.
Le contenu du contrôle change aussi d’un engin à l’autre. Pour un appareil de levage, la VGP comprend un examen de l’état de conservation et des essais de fonctionnement (arrêté du 1er mars 2004, article 22). Une mini pelle à conducteur porté a sa propre vérification annuelle (arrêté du 5 mars 1993), plus une VGP levage si elle est équipée pour lever des charges : ce sont deux contrôles à prévoir.
Les facteurs qui font varier le devis
- Le type d’engin : une grande nacelle, une grue ou un chariot télescopique à plusieurs configurations demande plus de temps qu’un petit gerbeur.
- Le nombre d’engins : plusieurs appareils contrôlés sur une même visite répartissent le coût du déplacement.
- Le lieu : contrôle dans votre dépôt ou sur chantier, distance à parcourir, accès au site.
- Les configurations : un engin avec équipements interchangeables (fourches, panier, potence) est vérifié dans chacune d’elles, selon l’INRS.
- Les essais à charge : si vous ne fournissez pas les charges d’essai, le prestataire peut devoir les apporter.
- Les réserves : une nouvelle visite pour constater la levée d’une réserve peut être facturée à part, selon le contrat.
- Le contrat : visite ponctuelle ou contrat annuel qui couvre toutes les échéances de l’année.
Comment comparer deux devis de VGP
Un devis moins cher n’est intéressant que si le contrôle est le même. Avant de comparer, posez ces questions à chaque prestataire :
- Quels engins et quelles configurations sont inclus, et à quel titre (arrêté de 2004 pour le levage, arrêté de 1993 pour les engins de chantier) ?
- Le déplacement est-il compris, et sur quels sites ?
- Qui fournit les charges d’essai et le conducteur pendant le contrôle ?
- Le rapport provisoire est-il remis le jour même, et le rapport définitif dans les quatre semaines exigées par l’arrêté de 2004 ?
- La levée des réserves donne-t-elle lieu à une nouvelle visite facturée ? À quel tarif ?
- Le vérificateur est-il accrédité par le Cofrac ? Ce n’est pas obligatoire pour une VGP ordinaire, mais c’est l’un des moyens, selon l’INRS, de justifier sa compétence.
- Le contrat prévoit-il le rappel des échéances, ou devez-vous les suivre vous-même ?
Comment réduire le coût de vos VGP
- Regroupez les échéances : avancez certains contrôles pour que tous les engins d’un site passent le même jour. Avancer est permis, retarder ne l’est pas.
- Préparez les engins : l’arrêté de 2004 (article 3) impose à l’employeur de rendre l’appareil disponible et identifié, de fournir la notice, les rapports précédents et le carnet de maintenance, un conducteur et, si besoin, les charges d’essai. Un engin prêt évite un contrôle incomplet ou reporté.
- Faites l’entretien avant : un engin propre, sans fuite, avec des pneus et des freins en ordre, a moins de chances de revenir avec des réserves.
- Levez les réserves vite : traitez-les juste après le rapport, gardez la preuve de la réparation, et regroupez une éventuelle nouvelle visite avec d’autres contrôles.
- Vérifiez les engins loués : le loueur doit fournir le rapport de la dernière VGP. Inutile de payer un contrôle déjà fait, s’il est à jour.
- Envisagez un vérificateur interne : c’est permis s’il est compétent (article R4323-24), mais cela demande de la formation, du temps et reste sous la responsabilité de l’employeur.
Ce que coûte vraiment une VGP oubliée
Le prix du contrôle est rarement le poste le plus lourd. Un engin dont la VGP est dépassée n’est plus à jour de ses vérifications : il faut en général l’arrêter en attendant le contrôle, ce qui bloque un chantier ou une location. L’employeur s’expose aussi à des sanctions pénales (article L4741-1 du Code du travail). Suivre les dates évite de payer une intervention en urgence.
Pour regrouper vos contrôles, il faut voir toutes les échéances d’un coup d’œil : Trackary les affiche par engin et par site, avec une alerte avant chaque date. Demander une démo →